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Référencement naturel et langue française : le féminin, un problème ?

par | 18 Avr 2017

Image : source et légende

Femme rédacteur, formateur ou illustrateur : comment se passe le référencement naturel ?

Quand on est travailleur (travailleuse ?) indépendant(e) et qu’on a un site internet pour présenter son activité, on souhaite que celui-ci soit bien référencé, naturellement. Pour rappel, l’optimisation du référencement naturel d’un site web est basée en grande partie sur la manière dont ses contenus sont rédigés et sur les mots-clés associés. Ceux-ci sont définis en prenant en compte les termes de recherche que le public cible est le plus susceptible de saisir sur Google pour chercher un prestataire ou un produit.

En français, le masculin l’emporte : c’est l’une des premières règles de français qu’on apprend (ou qu’on apprenait) à l’école. Sans entrer dans un débat sur la féminité, le féminisme ou l’égalité des sexes, cet article pose la question du référencement naturel des professionnelles du féminin sur Google.

Sexisme grammatical et usages linguistiques

Observons nos comportements. Homme ou femme, si vous cherchez (par exemple…) quelqu’un pour effectuer des travaux de rédaction à Avignon, que saisirez-vous dans Google ? Très probablement « rédacteur Avignon », sans intention particulière quant au sexe du (ou de la) prestataire. La probabilité que quelqu’un entre « rédactrice Avignon » dans le champ de recherche est, on peut l’affirmer, proche de zéro.

Or la femme rédacteur, sur son site internet comme dans la vie, comment se présente-t-elle ? « Bonjour, je m’appelle X, je suis rédactrice. » C’est là que le bât (et non le bas) blesse car, Google lisant une suite de caractères et non un sens, a priori « rédactrice » n’est pas une réponse pertinente à une recherche de « rédacteur ».

Dans certains cas, la variante féminine, plus ou moins correcte grammaticalement, reste proche de l’orthographe du masculin : ainsi, « sculpteure » a plus de chances de générer du trafic que « sculptrice », parfois employé également. En revanche une « dessinatrice » a moins de chances qu’un « dessinateur » d’arriver en tête des résultats naturels de recherche.

Femme rédacteur, formateur ou illustrateur : comment se passe le référencement naturel ?

Quand on est travailleur (travailleuse ?) indépendant(e) et qu’on a un site internet pour présenter son activité, on souhaite que celui-ci soit bien référencé, naturellement. Pour rappel, l’optimisation du référencement naturel d’un site web est basée en grande partie sur la manière dont ses contenus sont rédigés et sur les mots-clés associés. Ceux-ci sont définis en prenant en compte les termes de recherche que le public cible est le plus susceptible de saisir sur Google pour chercher un prestataire ou un produit.

En français, le masculin l’emporte : c’est l’une des premières règles de français qu’on apprend (ou qu’on apprenait) à l’école. Sans entrer dans un débat sur la féminité, le féminisme ou l’égalité des sexes, cet article pose la question du référencement naturel des professionnelles du féminin sur Google.

Sexisme grammatical et usages linguistiques

Observons nos comportements. Homme ou femme, si vous cherchez (par exemple…) quelqu’un pour effectuer des travaux de rédaction à Avignon, que saisirez-vous dans Google ? Très probablement « rédacteur Avignon », sans intention particulière quant au sexe du (ou de la) prestataire. La probabilité que quelqu’un entre « rédactrice Avignon » dans le champ de recherche est, on peut l’affirmer, proche de zéro.

Or la femme rédacteur, sur son site internet comme dans la vie, comment se présente-t-elle ? « Bonjour, je m’appelle X, je suis rédactrice. » C’est là que le bât (et non le bas) blesse car, Google lisant une suite de caractères et non un sens, a priori « rédactrice » n’est pas une réponse pertinente à une recherche de « rédacteur ».

Dans certains cas, la variante féminine, plus ou moins correcte grammaticalement, reste proche de l’orthographe du masculin : ainsi, « sculpteure » a plus de chances de générer du trafic que « sculptrice », parfois employé également. En revanche une « dessinatrice » a moins de chances qu’un « dessinateur » d’arriver en tête des résultats naturels de recherche.

Certains métiers, enfin, sont neutres : graphistes, ostéopathes, comptables, rhumatologues et autres secrétaires sont affranchis du genre. Le problème, donc, concerne surtout les professions dont le nom se termine par « -teur », qui au féminin devient « -trice ».

À dans par pour en vers avec de sans sous

Il faut dire que le français est une langue pleine de pièges et de défis pour les développeurs et les référenceurs web. Entre les accents, les mots de liaison, le féminin et les pluriels irréguliers, ce n’est pas toujours facile de trouver des formulations qui soient à la fois Google-friendly et fluides pour le lecteur humain. La dernière version de Google a simplifié un peu le problème : dorénavant, pour le moteur de recherche, que les mots-clés comportent ou non des accents n’a plus d’importance. De même, on peut écrire les mots de liaison ou les omettre, le résultat est censé être le même.

Ainsi, en principe, « formation en communication et en graphisme à Avignon » a la même valeur que « formation communication graphisme avignon ». Les mots de liaison n’en restent pas moins utiles si l’on veut que la description du site s’affiche de manière digeste dans la liste des résultats de recherche de Google. Or la description comprend un nombre limité de caractères et les mots de liaison représentent parfois un pourcentage signifiant de ce précieux capital.

En revanche, à ma connaissance, Google ne sait toujours pas que rédacteur et rédactrice ont la même valeur.

Faut-il renoncer au féminin sur internet pour un bon référencement naturel ?

Dans d’autres langues, cela semble plus simple. En anglais, par exemple, pas d’accents, moins de mots de liaison et les noms de métiers sont généralement neutres. Quand on a besoin de spécifier le genre, on accole tout simplement « male » ou « woman » (ou « lady ») au terme à féminiser : « a male singer », « a woman doctor ».

« Bonjour, je m’appelle Rita Cuzzupi, je suis graphiste, rédacteure et formateure à Avignon. » Je vois d’ici le regard perplexe de mon interlocuteur(trice). Nous gagnerions peut-être à renoncer au féminin à l’écrit, mais cela ne résonne pas comme une solution satisfaisante, d’une part du point de vue relationnel, d’autre part au regard du chemin parcouru et à parcourir encore en termes de parité.

Image d’illustration de cet article : Montage réalisé à partir d’une photographie de Robert Mapplethorpe prise en 1982, montrant la sculpteure (ou sculptrice) Louise Bourgeois portant l’une de ses œuvres sous le bras [Source]

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Madame la ministre vs Madame le ministre

Le débat sur la féminisation des noms de métiers a été vif il y a quelques années. Une circulaire de 1986 préconisant l’emploi des formes féminines dans les documents officiels a fait l’objet d’un rappel auprès des ministres et secrétaires d’Etat en 1998 : « Il convient de recourir aux appellations féminines pour les noms de métier, de fonction, grade ou titre dès lors qu’il s’agit de termes dont le féminin est par ailleurs d’usage courant (par exemple, la secrétaire, la directrice, la conseillère) »(1) – en dépit du bon sens de Google qui, certes, à l’époque, n’est pas vraiment le souci majeur de l’Académie ni du Premier ministre.

En termes de référencement, ces pieuses intentions de féminisation des métiers ne nous arrangent pas forcément, nous, les femmes – en tout cas pour promouvoir nos activités sur internet.

(1) Si le sujet vous intéresse, vous trouverez sur cette page plus d’informations sur la formation du féminin des noms de métiers en fonction de leur terminaison ainsi que des liens vers l’avis de différentes personnalités du monde linguistique sur la question.

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