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Publication et veille sur les Réseaux Sociaux : Comment éviter l’ennui ?

par | 11 Jan 2018

Tout passe, tout lasse ?

C’est une impression ou bien les réseaux sociaux sont-ils en train de devenir un peu ennuyeux ? Pourtant mes comptes sont bien optimisés, mes listes, moments, groupes, pages, centres d’intérêt, profils, alertes… sont bien rangés, actifs et réactifs. Ma veille sur les réseaux sociaux est organisée de manière à permettre un survol rapide ou une lecture plus attentive sur des sujets variés.

Plus intéressée par la gestion de l’information sur le web que par le webmarketing « pur », je n’ai jamais trouvé d’intérêt réel à l’automatisation des publications. La dimension relationnelle est à la base de mon approche du social media management.

Sur cette base, revenons aux fondamentaux. Quel est l’enjeu des réseaux sociaux, aujourd’hui ?

Le meilleur endroit pour voir et être vu, est-ce partout ?

La meilleur audience, est-ce tout le monde ?

Nous actualiserons ces deux questions sous le double angle du community management « actif » (publication) et de la veille stratégique sur les réseaux sociaux (présence « passive »).

Quel est l’intérêt d’être présent ou de suivre les mêmes « influenceurs » sur tous les réseaux sociaux ?

Pour promouvoir une structure, être présent sur tous les réseaux sociaux est souvent inutile et peut même s’avérer contre-productif. Vous risquez d’une part de perdre beaucoup de temps, sans arriver à tenir un calendrier éditorial cohérent, et d’autre part de lasser votre public, surtout si le contenu publié est répétitif ou purement promotionnel.

Du point de vue de la veille, l’objectif n’est pas de rebondir systématiquement sur la dernière polémique à la mode mais de se tenir au courant des tendances sur le web, de ce qui fait débat. Cela permet de réévaluer ses actions marketing (mais pas seulement) au regard de l’actualité, sur les réseaux sociaux mais également dans le cadre global de la promotion d’une entreprise, d’un projet ou d’une idée.

Vos followers et leurs attentes ne sont pas les mêmes sur Facebook, Twitter, LinkedIn, Instagram… Votre veille ne porte pas non plus sur les mêmes sujets.

Les contenus que vous publiez et/ou les comptes que vous suivez devraient donc logiquement être sensiblement différents également.

Vous n’êtes pas non plus obligé d’avoir systématiquement un avis sur tout et de relayer tous les hashtags.

Publication et veille sur les Réseaux Sociaux : Qui sont les « bonnes » personnes pour vous ?

En fait cette question rejoint la réflexion sur le référencement d’un site web. Certes on souhaite généralement toucher un vaste public au travers des réseaux sociaux, que l’enjeu soit d’ordre commercial, pédagogique, politique ou autre. Toutefois il s’agit aussi et avant tout de développer un réseau avec les bonnes personnes.

Tout est là : qui sont ces « bonnes » personnes pour vous, pour votre projet ? Pour répondre à cette question, il faut d’abord se demander : « Qui suis-je ? » (en tant qu’émetteur d’une information).

Du point de vue du community management « actif » (publication), on comprend assez facilement que les « bonnes » personnes sont notamment celles qui sont susceptibles de générer de l’engagement et, ultimement, un bon ROI : clients, prescripteurs, électeurs potentiels, etc.

Du point de vue de la veille stratégique sur les réseaux sociaux, c’est un peu plus subtil. J’essaie volontairement de ne pas trop spécifier mes profils afin que les algorithmes continuent à me présenter aussi des contenus qui ne me plaisent pas, qui ne correspondent ni à mes goûts, ni à mes convictions personnelles ou à mon mode de vie.

En limitant ainsi, autant que possible, le côté filtrant des réseaux sociaux, on a en principe accès à une réalité plus objective, moins filtrée.

Dans cette perspective, les « bonnes » personnes à suivre peuvent aussi être celles qui, sur le fond, ne vous intéressent pas.

Trop de chefs, pas assez d’indiens

Aujourd’hui, en parcourant mes différents comptes sur Twitter et Linkedin, je me suis surprise à trouver que globalement, le contenu était moins intéressant.

Déjà, #TropDePubTueLaPub ! Outre les zones de contenus publicitaires identifiées comme telles, les réseaux sociaux regorgent de coaches, de leaders auto-proclamés et de marchands « d’engagement ».

Et puis tout cela manque d’engagement – je parle de vrai engagement, d’implication personnelle, pas de likes et de retweets automatiques. Si les réseaux sociaux semblent moins intéressants, est-ce parce que leur contenu est devenu banal, uniforme, répétitif ?

Est-ce que l’utilisateur s’est habitué à ce qu’il pourrait découvrir d’étonnant et, de ce fait, ne s’étonne plus ? Est-ce que les réseaux sociaux parlent trop des réseaux sociaux ?

Je n’ai pas vraiment de réponse. Ma conclusion est finalement proche de mon introduction. A force d’automatisation et de relais systématique des contenus propices à générer de l’engagement et de la notoriété, on perd un peu le sens et le lien.

Peut-être serait-il bon de réviser notre rapport aux réseaux sociaux en mettant à profit le temps de la transformation numérique en cours. Entre l’armée mexicaine et les moutons de Panurge, il doit y avoir de multiples voies à explorer.

Revenir au sens, soigner la forme (mais sans lui accorder plus d’importance qu’elle n’en a en tant que vecteur d’information), prendre le temps de l’écoute et de la réflexion permettraient peut-être aussi de développer le discernement nécessaire pour limiter la cybercriminalité, élément majeur à prendre en compte en 2018 en matière de communication digitale.

Vous ne savez pas comment vous positionner sur les réseaux sociaux ?

Esthétique de l’ennui par Jean-Luc Godard

Anna Karina dans Pierrot le Fou (1965) : une scène d’anthologie ! « Qu’est-c’que j’peux faiiire… » 🙂

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